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Groupe FN au Conseil Régional d'Alsace

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Français d'Abord

Intervention de Jean-Marie LE PEN au Parlement Européen
09-07-2008
Monsieur le Président,

Vous voici investi pour 6 mois dans la fonction tournante et éphémère de Président de l'Union Européenne. A l'opposé de la majorité des électeurs français, vous vous êtes révélé comme un européiste zélé, allant même jusqu'à oser représenter sous la forme à peine différente du Traité de Lisbonne, la Constitution qu'avec les hollandais, les français avaient rejetée en 2005.

Las, votre projet vient d'achopper sur la volonté du peuple irlandais. Le Traité de Lisbonne est donc caduc, malgré toutes les manœuvres qui chercheraient à imposer aux peuples européens, la volonté de la camarilla euro-mondialiste dirigeante.

Jeune député, j'avais voté en 57 contre le Traité de Rome, première étape d'un processus qui devait conduire selon ses promoteurs : Monnet et Coudenhove-kalergi entre autres, aux Etats-Unis d'Europe.

Cette Tour de Babel ne pouvant être construite que sur les décombres des nations, et d' abord de ma patrie la France, j'en fus depuis l'adversaire résolu.

On nous dit que la mondialisation entraine partout des changements fondamentaux auxquels nous devons nous soumettre. Mais à la vérité, dans le monde, les nations se renforcent, appuyées sur des patriotismes fervents, sauf dans un seul espace, l'Europe,  où nations et patries sont bradées, démantelées, démoralisées au profit d'un projet sans puissance, sans identité, tandis que les vagues migratoires étrangères l'envahissent progressivement et que l'ouverture de nos frontières économiques,  la livre à la concurrence effrénée du reste du monde.

Aucune des promesses faites pour que les européens acceptent la perte de leur indépendance, de leur souveraineté, de leur identité, de leur culture n'a été tenue : ni la croissance, ni le plein emploi, ni la prospérité, ni la sécurité.

Et c'est l'angoisse qui prévaut à l'orée de la crise systémique qui s'annonce : crise énergétique, alimentaire, financière.

D'ici là, il est vrai le manège médiatique continuera de tourner ; hier, l'euro de football, le tennis à Roland Garros, demain les JO de Pékin et aujourd'hui la saga miraculeuse d'une icône : Ingrid qui rit, qui pleure, qui prie, qui va et vient à votre bras fraternel.

Dans votre désir d'être le libertador, vous vous êtes fourvoyé dans la voie de la négociation avec les terroristes des FARC, mais ce n'est ni vous, ni Monsieur Chavez qui ont libéré la sénatrice colombienne Madame Betancourt, c'est le président Uribe, qui avec ténacité, contre la mobilisation générale du progressisme mondial, a remporté une victoire décisive sur le terrorisme criminel.

Vous avez multiplié les démarches stériles et vous avez même été  jusqu'à inviter les terroristes des Farc communistes repentis à venir bénéficier de l'asile en France, mais pour les protéger de qui ? du démocrate Uribe ! Au point où vous en êtes, pourquoi pas les talibans,  le Hezbollah? les tigres Tamouls?
Vous êtes comme l'amphisbène, cher à Césaire.

N'en doutez pas Monsieur Le Président, tout votre talent de metteur en scène médiatique ne suffira pas à conjurer les périls qui s'annoncent imminents et que vous devrez affronter avant la fin de l'année.

Votre Europe est un vaisseau qui part à la dérive battu des vents et des flots. Seule région du monde à avoir délibérément démantelé ses structures politiques et morales.

Sans frontières, progressivement envahie par une immigration de masse qui n'est qu'à ses débuts, ruinée économiquement par l'ultralibéralisme, socialement appauvrie, démographiquement affaiblie, sans esprit et sans forces de défense. Elle est vouée au mieux au protectorat américain, au pis à la servitude de la dhimmitude.

Il n'est que temps d'abandonner l'illusion mortelle du fédéralisme et de construire une Europe des nations, unie dans des alliances concrètes, plus modestes sans doute, mais plus efficaces.

Les deux échecs de la Constitution et du Traité doivent servir d'avertissement. Les peuples d'Europe ne veulent pas de ces projets. Ils ne se les laisseront pas imposer car ils ne veulent pas mourir.

 
5 juillet 1962 - Le massacre d'Oran
05-07-2008
L'épisode le plus dramatique de l'indépendance algérienne a lieu à Oran. Cette grande ville de la côte occidentale (400.000 habitants) était la seule à majorité européenne pendant la période coloniale. De nombreux pieds-noirs y étaient encore présents au lendemain de l'indépendance. D'autres, fuyant le bled (la campagne), s'y étaient installés dans l'attente d'un hypothétique exode.

Une ville sous tension

Du 1er juillet, date du vote de l’indépendance jusqu’au 4, il n’y a en ville que quelques défilés de voitures surchargées de musulmans, hommes et femmes hurlant des slogans et des you-you, plutôt bon enfant… Le 5 juillet 1962, la radio donne l'ordre aux habitants d’ouvrir les magasins, les bureaux et de reprendre le travail.

Mais dès le matin, une foule déferle des quartiers arabes vers les quartiers européens, de la place Kargentah vers la Place d’Armes, «pour un défilé pacifique». La plupart des manifestants n'en sont pas moins armés. À 11 heures, un coup de feu retentit sur la place d’Armes, un signal sans doute. Des cris jaillissent : «L’OAS, c’est l’OAS qui nous tire dessus !» Assertion invraisemblable car nul n'aurait été assez fou pour provoquer ainsi une foule déjà surexcitée.

C'est le début d'un carnage : une chasse à l’Européen commence, sauvage, systématique, dans toute la ville. On égorge, on tue au revolver ou à la mitraillette, on prend des rues en enfilade, tuant tout ce qui bouge, on pénètre dans les restaurants, les magasins, les appartements, assassinant les pauvres gens avec des raffinements de cruauté, arrachant des yeux, coupant des membres.

Les auxiliaires de l'armée algérienne, les ATO, emmènent les Européens prisonniers par longs cortèges vers le commissariat central où ils sont battus et tués, ou vers le Petit Lac, ou vers la Ville Nouvelle. Pourtant, dans cette folie sanguinaire, des musulmans sauvent des Européens, d’autres font délivrer des prisonniers.

Le général Joseph Katz, qui commande les 18.000 soldats français encore à Oran, téléphone au président Charles de Gaulle pour l’informer de l’ampleur du massacre. «Ne bougez pas !» lui est-il répondu. Les soldats restent dans les casernes.

La tuerie dure près de six heures. Lorsque, à 17 heures, les gendarmes français sortent enfin dans la rue, le calme revient aussitôt. Les cadavres jonchent la ville, on en trouve pendus aux crocs des bouchers, dans des poubelles… Dans la chaleur de juillet, la puanteur est horrible. Soldats français et algériens déversent par camions les cadavres dans le Petit Lac et les couvrent de chaux vive. Nul ne sait le bilan exact du massacre.

On parle dans les semaines qui suivent de plus de 2.000 morts et de quelques centaines de disparus… Des disparus qui seront signalés plus tard dans les mines de l’Algérie, dans des prisons, des maisons closes et des bars à soldats...
 
Compte administratif 2007
03-07-2008

MME BINDER.- Monsieur le président, mes chers collègues, 

Comme précédemment lors du débat d’orientation budgétaire, je suis au regret une nouvelle fois de vous dire que rien n’est épargné aux Alsaciens. Le pays va mal et l’Alsace également. Vos finances donnent lieu à débat mais votre volonté politique qui se reflète dans  vos comptes n’est pas des plus optimales, ni  surtout au plus proche des préoccupations de nos concitoyens.

Vous engagez comme à votre habitude un développement  budgétaire équilibré mais fort contraignant.  C’est pourquoi,  la précarité ambiante  s’évertuera à rendre encore plus floue les perspectives que vous défendez.

Rappelez-vous la croissance est en berne et l’impasse financière que vous reconnaissiez vous même Monsieur le président lors du  débat budgétaire peut mettre en cause à moyen terme la soutenabilité de votre politique budgétaire.

Vous êtes un habitué du toujours mobiliser d’avantage avec moins .

C’est louable , mais vous mettez la charrue avant les bœufs .

Votre politique est à tout va en fonction du vent qui souffle dans vos voiles ( ou celles de Monsieur Vogel)

Mais le moulin s’est tari et votre politique de l’esbrouffe et du  m’as-tu vu  de plus en plus une réalité.

Monsieur le président vous êtes dans la tempête et les vagues risquent d’être  bien hautes .

Vous êtes obligé de faire des choix douloureux pour les Alsaciens. Votre budget est serré et plus que jamais votre marge de manœuvre se réduit comme peau de chagrin . Le pire n’est pas encore arrivé mais vos recettes bénéficient tout de même de la hausse du prix du pétrole, et donc de la TIPP.

Vous profitez Monsieur le président de la conjoncture internationalement défavorable et vos recettes gonflent sur le dos du contribuable alsacien. C’est l’hôpital qui se moque de la charité !

Alors à la veille des départs en vacances, l’augmentation du prix des carburants est devenu le sujet qui inquiète et qui  alimente les conversations .

Si les pétroliers et le gouvernement en portent la responsabilité aux yeux de l’opinion publique, nos compatriotes ignorent souvent que les conseils régionaux augmentent eux aussi la pression fiscale sur les produits pétroliers.

En conséquence, plus cela va mal pour la bourse de l’automobiliste, plus la Région s’enrichit. De plus, non comptant de l’attitude révoltante du gouvernement qui rackette l’automobiliste en le taxant à plus de 60%  pour le litre d’essence des spéculateurs comme Total réalisent 12,2 Milliards d’Euros de bénéfices en 2007. 

Notre groupe Front National suggère donc la baisse de la TIPP ou même sa suppression pour ne plus être dans le camp des profiteurs et aider véritablement les alsaciens. Cette mesure serait plus bénéfique et plus juste que tous les saupoudrages que l’on vous connaît en aides X ou Y .

Je ne mets cependant pas en doute la sincérité de vos comptes mais je me pose certaines questions qui sont liées à votre stratégie globale.

-  L’évolution des taux qui est inquiétant

La baisse probable des crédits Européens malgré la présidence Française. J’ai l’impression que les Irlandais l’on bien compris.

- L’impact des compétences transférées qui n’est pas très net et le cadeau empoisonné de la TIPP.

Votre taux d’exécution est  louable mais inégale et les trois axes phares de votre politique globale ne sont pas les mieux placés.

Je parle de l’agriculture- environnement  , de la recherche et de l’économie - emploi.

Malheureusement quand on y regarde de plus prêt et que l’on  ne sous estime pas les difficultés économiques et sociales  on n’est pas prêt de faire évoluer ces trois pôle  vers un nouvel essor , cela sera très très difficile !!!

Il sera donc indispensable de confirmer certaines participations financières absolument nécessaires . Par exemple pour le fluvial et le TGV.  Vos propres mots Monsieur le président :  Etre volontariste et réaliste. 

Monsieur le président n’importe qui peut augmenter la fiscalité, prélever des taxes ( les socialistes des autres régions ne s’en privent pas) mais rares sont ceux qui sont capables de pratiquer une politique d’urgence face aux difficultés de nos concitoyens.

Vous n’annulerez sans doute pas la hausse de la fiscalité locale c’est pourquoi nous voterons contre ces rapports.

 
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