Tout le monde se souvient probablement de l’année dernière où le village de Mommenheim fut très touché par une coulée de pluie boueuse. Le nettoyage des rues avait présenté un surcoût de 60 000€ (source DNA). L’impact sur le réseau d’assainissement et la station d’épuration avait été évalué à 30 000€ : l’addition est très salée car le coût estimé pour l’ensemble des travaux, à plus de 800 000€. La commune va adresser les factures, en considération des diverses compétences, à ses partenaires, à savoir le Conseil Général et l’Agence de l’eau … mais en réalité c’est nous tous qui allons payer les dégâts, à travers les assurances et les impôts. L’incompétence des technocrates qui dirigent notre région sait quand même très bien faire une chose : la création de lois et d’impôts pour nous soutirer, par de multiples et innombrables détours, notre substance sonnante et trébuchante…
Certaines inondations, c’était le cas de Mommenheim, sont dues à des pluies orageuses courtes mais intenses, qui ne parviennent pas à se disperser par infiltration, ruissellement ou écoulement. La cause la plus fréquente en est un orage qui se déplace lentement et peut déverser d’énormes quantités d’eau sur une zone limitée en très peu de temps. Les orages se déplaçant plus rapidement sont moins gênants à cet égard, car la zone arrosée est plus étendue. Si le vent maintient l’orage stationnaire, l’eau peut ruisseler sur les pentes des collines et descendre jusqu’au fond de la plaine, créant ainsi des inondations comme ce fut le cas à Mommenheim.
Maintenant, plongeons un rapide regard dans le passé, très instructif. Nos aïeuls savaient aménager des fossés, mettre en place des buissons, parfois même des mares (des « serves »), pour retenir les coulées de boue dues à une pluie torrentielle. Le scénario catastrophe aurait pu être conjuré si on avait gardé le système ancestral, tout au moins ses principes. Mais tout est encore possible, quoi que l’on prétende sur les modifications climatiques supposées. Pour mieux comprendre, comme toujours, il faut se tourner quelques instants vers le passé.
Aujourd’hui, le « showbiz », la télé poison quotidienne, la pub, le confort … nous bercent de terribles illusions, nous anesthésient, nous endorment loin de la nature. Et nos jeunes vivent repliés quasi en permanence dans le virtuel, devant leur ordinateur. Rares de nos jours sont les veilleurs qui gardent le réalisme et voient loin. Cette vision est la nôtre, c’est celle du Front National.
Mais dans cette phase actuelle du « post-modernisme », personne ou presque ne voit et ne se rend compte que nous allons dans le mur. Le fléau qui nous attend sera probablement bientôt la guerre de l’eau potable : sera-t-elle encore longtemps disponible partout dans le monde, même en Alsace ?
Selon de sombres prédictions, les difficultés s’annoncent pesantes sur les générations futures, et la guerre de l’eau figure en bonne place. Soyons lucides : changeons de politique partout et l’espoir renaîtra dans le monde. C’est cet espoir que nous voulons partager avec vous tous, en vous souhaitant de joyeuses fêtes de Noël.
J-C Altherr












